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Le développement d'une culture de réseau Au fur et à mesure que le réseau des réseaux, Internet, devient plus familier, l'on comprend qu'il permet de donner plus de souplesse à nos modes d'interaction avec d'autres. L'utilisation du courriel facilite la communication entre des personnes à distance, voire leur coordination et leur collaboration dans un projet donné. Des communautés virtuelles se forment et un site Web supporte leur activité. Les personnes qui y participent y trouvent là de quoi satisfaire un intérêt particulier, une façon de nourrir leur pratique ou un lieu de réponse à un besoin spécifique d'apprentissage. Ainsi, les enseignantes et les enseignants qui relient projets et travaux au site Mieux vivre ensemble, créent, ensemble, une communauté virtuelle. Cette communauté est délocalisée, car chacun, chacune, continue d'œuvrer de son lieu de travail respectif, que ce soit une école, une université, un centre communautaire, une entreprise partenaire. Leur mise en réseau rend les murs de leurs établissements un tant soit peu plus poreux. Les futures enseignantes et enseignants y trouvent là un nouveau lieu de formation, virtuel mais bien réel. Les enseignantes et les enseignants en exercice y trouvent, eux, une forme avancée, bien qu'informelle, de perfectionnement car, au départ, leur expertise est reconnue et leur questionnement valorisé. Les chercheurs apportent aussi leur propre contribution en partageant des travaux de recherche. Le Centre de développement en éducation à la citoyenneté (CDEC) et la maison Demarque qui produit l'Infobourg y ont aussi apporté leur expertise et leurs ressources dans les dernières années. Plus précisément, cette communauté virtuelle est une communauté de pratique en réseau (CoPeR) pour les participantes et les participants qui font preuve d'engagement mutuel, poursuivent une entreprise conjointe, l'éducation à la citoyenneté, et développent un répertoire partagé de ressources (voir Étienne Wenger, 1998). C'est le thème Mieux vivre ensemble qui les rallient et ce thème s'inscrit on ne peut mieux dans le Programme de formation de l'école québécoise puisqu'il appartient à l'un des cinq domaines généraux de formation de ce Programme, soit vivre ensemble et citoyenneté. Puisqu'il existe un lien formel avec le curriculum, c'est dire que les jeunes qui réalisent des activités scolaires en relation avec le site Mieux vivre ensemble forment une vaste communauté d'apprentissage en réseau. Bien que certaines communautés virtuelles arrivent à réaliser un gros volume d'activité, la mise à l'essai de différents designs socio-techniques a permis de reconnaître l'importance des communautés localement situées, soit ce qui se passe dans chaque classe, communauté d'apprentissage qui va sur le réseau pour obtenir ou déposer de l'information, partager une production, ou se servir d'un logiciel particulier. Ce sont ces communautés d'apprentissage interreliées qui forment la vaste communauté d'apprentissage Mieux vivre ensemble. Cette communauté d'apprentissage ou de pratique, créée grâce à un financement du Ministère de la Culture et Communications et du Fonds Jeunesse, n'est pas la seule, au Québec, à se servir du réseau Internet pour supporter son activité. Le Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport a mandaté le Récit Univers social (http://www.cspi.qc.ca/recit-us/us/information/mandat.htm) afin de couvrir ce domaine général de formation. Le Réseau de télématique scolaire québécois (http://www.grics.qc.ca) a été la communauté de pratique pionnière en matière d'utilisation du réseau électronique à des fins de communication et de partage. (Voir, entre autres, le texte du Comité culture de réseau d'APO Montérégie rédigé par Michel Arcouet, http://recitmst.qc.ca/documents/culture_reseau/culture.pdf) Côté international, la perspective d'une participation http://www.iscol.org/prepar2/preparf/prepar.html , en temps réel ou différé, sur place ou à distance, au Forum universel des cultures http://www.barcelona2004.org/eng/, qui s'est tenu à Barcelone en fin de printemps et été 2004, a mobilisé les énergies de développement du site Mieux vivre ensemble. Les participantes et les participants ont concentré leurs efforts sur les trois thèmes du Forum universel des cultures : diversité culturelle, éducation à la paix et développement durable. Ensemble, nous avons renforcé notre capacité de mise en réseau à des fins éducatives en rapport avec ces trois thèmes. Des collègues anglophones du Canada ainsi que des collègues d'autres pays font de même en vue de cet événement nouveau genre de la société civile. On retrouve d'ailleurs des artefacts de ces réalisation sur le site Mieux vivre ensemble, dans la section Centre de documentation (http://mve.fse.ulaval.ca/Navigation/documents.asp) Une autre voie a aussi été explorée au plan international, soit celle de faire de la ville de Québec une ville éducative appartenant à l'Association mondiale des villes éducatives. Cette idée s'est développée en cours d'implantation du présent réseau et il sert d'exemple lorsqu'il s'agit de montrer ce qui devient possible en matière d'éducation grâce à l'autoroute de l'information et aux futures grandes autoroutes déjà en voie de mise en œuvre. Depuis 2007, un nouveau projet international de coélaboration des connaissances sur les changements climatiques est en cours (Knowledge Building International Project). En plus du Québec, plusieurs pays y participent, notamment la Norvège, Hong Kong, le Mexique, les États-Unis et l'Espagne. Des partenariats se sont progressivement établis entre des enseignants d'ici et d'ailleurs. Ces derniers travaillent en collaboration de manière délocalisée pour monter des projets signifiants et se rattachant aux curriculums scolaires des pays impliqués, tout dépendament du niveau des élèves (primaire, secondaire et universitaire). Le thème commun est d'actualité et représente beaucoup pour les participants: les changements climatiques. Certains s'intéressent aux animaux touchés par les variations du climat, d'autres réfléchissent aux actions des humains et à leur condition actuelle ou future, bref, les thèmes sont multiples! À chaque mois, lors d'un rendez-vous par vidéoconférence, les élèves présentent à leurs partenaires leur avancement, leurs découvertes et/ou leurs questions. Chacun repart ensuite de son côté pour continuer ses réflexions en groupe, et ainsi de suite. En mai 2008, les participants au projet sont invités à se recontrer lors du colloque virtuel international sur les changements climatiques. À suivre!
Thérèse
Laferrière
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